Jeudi 30 décembre 2010 4 30 /12 /Déc /2010 16:42

   J'ai comme qui dirait l'impression d'être une revenante ici !  Emploi du temps chargé, devoirs ... Mais toujours autant de lectures ! Ma manière d'appréhender la lecture a bien changé en ces quelques mois, c'est pourquoi j'ai décidé de faire un nouveau blog, pour rester dans le changement. Il est encore vide, mais j'espère pouvoir mettre quelques articles avant la rentrée. J'essairai aussi d'être plus présente, maintenant que j'ai pris le rythme !

 

Je vous donne donc rendez-vous à l'adresse : http://parado-xale.blogspot.com

 

Je ne supprimerai pas ce blog, pour ne pas perdre mes articles en attendant que je trouve un moyen de les transférer sur le nouveau !

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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 15:39

On en parle partout depuis plusieurs jours, c’est bien évidemment la rentrée. Et cette année, cette rentrée annonce mon entrée dans les études supérieures. Ce blog sera donc mis au ralenti, mais ca, ca s’est déjà vu pendant les vacances ! Pourtant j’ai lu pas mal de livres, mais je n’en ai pas fait des billets. Je vais donc vous parler ici des bouquins qui ont rythmé mon été :

 

J’ai tout d’abord eu la surprise au mois de juin de recevoir deux colis, envoyés par le site Libfly. L’occasion pour moi de découvrir quelques unes des nombreuses parutions de la Rentrée Littéraire 2010. Un coup de cœur s’était glissé dans ces colis : La solitude du Dr March, de Geraldine Brooks. Vous pouvez voir ma critiqueici .

Ce fut une très belle expérience, quelques temps passés dans la peau d’une critique littéraire. Je remercie donc chaleureusement Liblfy, et Le Furet du Nord.

 

Puis il y eu les lectures pour la rentrée : Les Métamorphoses d’Ovide, La Genèse, Lorenzaccio de Musset, Le ravissement de Lol V.Stein de Marguerite Duras, Une histoire de la lecture d’Alberto Manguel (magnifique ode à la lecture !) , Les hypocrites de Paul Scarron et plein d’autres…

 

Me voilà prête pour commencer cette nouvelle année scolaire, riche en nouveautés. Il ne me reste plus qu’à souhaiter une bonne rentrée à tous !

 

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Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 13:08

Pour-mon-fils--pour-mon-roi-copie-1.gifQui ne connait pas Louis XIV, qui ne connait pas ce Roi-Soleil, cet homme qui nous laissa le magnifique palais de Versailles ? Sa mère semble moins connue, et pourtant, elle a tout fait pour donner au peuple français un roi puissant, capable de gouverner par lui-même ; tout en œuvrant pour laisser à son fils un peuple obéissant et aimant. Et pourtant, rien ne prédestinait cette femme à devenir une reine puissante et aimée. Mariée à quatorze ans à Louis XIII, elle devra attendre de longues années avant d’offrir à la France un héritier. Sans cesse menacée d’être répudiée, elle doit se maintenir sur le trône de France. Ses années de règne furent d’abord difficiles, subissant sa belle-mère, Marie de Médicis, et le terrible Richelieu qui s’est accaparé le pouvoir. Elle du ensuite tenir d’une main de fer le pays, à la mort de Louis XIII, et même sous la Fronde, elle su faire en sorte que la paix ne vole pas en éclats. Anne d’Autriche, c’est aussi cette femme qui n’a pas hésité à déclarer la guerre contre son frère, Philippe IV d’Espagne, car l’intérêt du pays de son fils comptait plus que ceux de son pays d’origine.

 

Avec cette biographie, nous découvrons une femme forte et courageuse, de sa naissance à sa mort. Elle a fait des erreurs, peut-être, en défendant Mazarin envers et contre tout, mais le peuple a toujours eu une grande estime pour sa reine. Elle ne devait que donner un héritier à la couronne de France, elle a donné Louis XIV. Malgré tout l’amour qu’elle lui portait, elle n’a jamais accepté le fait qu’il prenne des maitresses. Pieuse et vertueuse, elle voulait que son fils suive sa voie.

 

Agréable à lire, j’ai suivi la vie d’Anne d’Autriche comme un roman, tant elle fut passionnante. L’écriture n’est pas lourde, et les deux auteurs n’accablent pas le lecteur de dates et d’événements sans suite. Mais c’est aussi un livre sur une époque, le XVIIe siècle, avec des personnages tels que Marie de Médicis, Richelieu, Mazarin…La Fronde y a aussi sa place, avec des femmes telles que les duchesses de Longueville et de Chevreuse, la Grande Mademoiselle, et des héros comme le Prince de Condé. Alliances et mésalliances étaient le quotidien de cette période, où l’avenir de la France était en jeu. Puis nous assistons à la prise de pouvoir de Louis XIV, à sa majorité, et aux débuts de ce qui deviendra la cour de Versailles.

 

Mlle de Scudéry sut très bien décrire la vie d’Anne.

 

Anne dont les vertus, l'éclat et la grandeur
Ont rempli l'univers de leurs vives splendeurs
Dans la nuit du tombeau conserve encore sa gloire
Et la France à jamais aimera sa mémoire.

Elle sut mépriser les caprices du sort
Regarder sans horreur les horreurs de la mort
Affermir un grand trône et le quitter sans peine
Et, pour tout dire enfin, vivre et mourir en reine.

 

Alors même que la mort, sous la forme d’un cancer, dévore les dernières heures de la reine, celle-ci reste confiante et accepte son sort. C’est la fin du règne d’Anne d’Autriche, appelée d’abord l’Espagnole, que l’on considérait comme une espionne au service de l’Espagne, puis qui peu à peu sut gagner le cœur des français.

 

 Et cette lecture s'inscrit dans le challenge (Auto)Biographies de Bleue&Violettechallenge autobiographie

 

 

 

 

 

 

PS : J'ai été très très peu présente ces derniers temps (bon, carrément absente c'est vrai), mais mes lectures furent essentiellement consacrées à la rentrée !

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Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 18:04

le-ruban-rouge.jpg

Critiques et infos sur Babelio.com

Le 27 juillet 1794, 9 thermidor de l’an II, à la prison de la Force, deux jeunes femmes se tiennent compagnie dans l’attente de leur dernière h

eure. La chute de Robespierre signifie leur libération. L’une connaîtra un destin extraordinaire en devenant impératrice, l’autre sera l’une des femmes les plus adulées de la Révolution avant d’être l’égérie du Directoire.

Qui était vraiment Thérésa Cabarrus ? Une aristocrate espagnole arriviste et frivole, dont la beauté faisait et défaisait les fortunes ? Une révolutionnaire éprise du sanguinaire Jean-Lambert Tallien ? Une femme courageuse qui, de Bordeaux à Paris, sauva des centaines de têtes et contribua à mettre fin à la Terreur ? Une intrigante qui organisait des fêtes somptueuses, s’attira les faveurs de Barras et poussa Joséphine dans les bras de Bonaparte ? Une princesse et une mère exemplaires ?

En prêtant sa plume à la belle Thérésa, alias madame Tallien, alias Notre Dame du Bon Secours, alias Notre Dame de Thermidor, Carmen Posadas brosse le portrait d’une jeune femme pleine d’esprit, de générosité et d’audace, qui aimait les plaisirs, la mode et le luxe mais sut comprendre son époque et la vivre avec fougue et passion.

 

 

Telle Marguerite Yourcenar avec les Mémoires d’Hadrien, Carmen Posadas se met dans la peau de Thérésa Cabarrus. L’originalité de ce roman-(auto)biographie, est le récit à la première personne. Thérésa Cabarrus se fait âgée, et à la demande de sa fille, elle décide de rédiger son autobiographie. Elle commence par parler de son emprisonnement à la prison de la Force, puis reprend le tout au commencement. Je n’avais jamais entendu parler de cette femme, ce fut donc une découverte pour moi. Thérésa a vécu l’avant et l’après Révolution, et c’est très intéressant de vivre cette période à travers son regard. Ne sachant de la Révolution que ce que l’on m’a appris à l’école, j’ai pu apprendre plein de choses durant cette lecture. Le récit à la première personne rend le tout très agréable à lire, et permet au lecteur d’être assez proche de Thérésa. J’ai beaucoup aimé cette femme durant ma lecture. Elle a vécu tant de choses ! Elle a su marquer son époque, et c’est ce qui me rend assez admirative. De l’Espagne à Paris en passant par Bordeaux, elle s’est démarquée par son courage, sa frivolité touchante et nullement agaçante. Sa vie est tellement passionnante que le livre ne subit aucune longueur, tant il y a de choses à raconter sur ses aventures. J’ai apprécié les clins d’œil à d’autres biographies concernant Thérésa,  et des petits détails qui font tout le charme des biographies. Car même si le livre est concentré sur Thérésa, Carmen Posadas nous apprend multitudes de choses sur la société du XVIIIe siècle. D’ailleurs, nous assistons à la rencontre de Joséphine, qui était une grande amie de Thérésa, rencontrée à la prison de la Force,  et de Napoléon, et aux débuts de leur relation.

Enfin, un roman autobiographique, si je puis dire,  très original. Je ne regrette pas d’avoir coché sa petite case lors de l’Opération Masse Critique. Moi qui voulais en savoir plus sur cette période somme toute assez compliquée, j’ai été gâtée ! Un petit coup de cœur que je n’oublierai pas de sitôt ! J’aime lire des récits sur des femmes qui ont marqué leur temps.

 

 

 Je remercie donc chaleureusement Babelio et les Editions du Seuil, grâce à qui j’ai pu faire cette très belle découverte !  

 

Cette lecture inaugure ma participation au challenge (Auto)Biographies deBleue&Violette ! challenge autobiographie

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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 00:00

les-hauts-de-hurle-vent.jpgJ’avais lu ce roman il y a un peu plus d’un an. Déstabilisée par le fait que le narrateur ne soit pas Catherine, comme je m’y attendais, je n’ai pas pu profiter au mieux de cette lecture. J’avais mis du temps à faire le lien entre les personnages, ce qui avait quelque peu gâché le plaisir de lire cette histoire. Mais j’avais aimé. Depuis quelques temps, j’avais une envie soudaine de le relire, de le redécouvrir. Et à peine quelques jours après l’avoir commencé, je vis que le roman faisait l’objet d’une lecture commune sur le forum Livraddict. C’était l’occasion ou jamais de me lancer dans ma toute première lecture commune. Je décidai donc de m’y inscrire. Les vacances m’ont permis de me plonger complètement dans l’univers d’Emily Brontë. Le résultat fut plus que satisfaisant. Je me souvenais un peu de l’histoire, je savais à quoi m’attendre. J’ai donc pu savourer chaque phrase, chaque mot. J’étais avec Heathcliff et Catherine. Je relisais même des passages plusieurs fois, dans le seul but de savourer cette écriture. C’était comme si je redécouvrais complètement ce récit. Je ne m’étais pas attendue à tant aimer cette relecture. Les sentiments que décrit Emily sont si forts, si intenses ! Les personnages paraissent plus vrais que nature. J’avoue que j’ai une nette préférence pour Heathcliff. Son amour pour Catherine est si passionné, si destructeur ! Et même lorsqu’il était diabolique à souhait, je l’aimais. Par contre, Linton m’a également touchée, une fois adulte. La fille de Catherine m’a un peu agacée, m’a paru quelque peu idiote parfois, mais le pire est sûrement le fils d’Isabelle ! Tout à fait énervant ! Mais le personnage de Mrs Dean est sûrement l’un des personnages les plus intéressants. C’est elle qui raconte l’histoire, nous avons donc son point de vue. Simple domestique, il peut sembler, à premier abord, qu’elle ne joue qu’un rôle secondaire. Pourtant, en faisant bien attention aux détails, elle a un rôle beaucoup plus important dans cette histoire qu’on ne le croit, un peu comme un présage de mort. Bref, tous les personnages ont leur importance, se détruisant les uns les autres.

 

Je ne résiste pas à l’envie de vous mettre un extrait, où Heathcliff parle de Catherine à Mrs Dean :

 

« Vous croyez qu’elle m’a presque oublié ? Oh ! Nelly ! Vous savez tout comme moi que, pour chaque pensée qu’elle accorde à Linton, elle m’en accorde mille ! Dans la période la plus misérable de mon existence, j’ai eu cette crainte-là ; j’en ai été poursuivi lors de mon retour dans le pays l’été dernier. Mais seule l’assurance qu’elle m’en donnerait elle-même pourrait me faire admettre maintenant cette horrible idée. Si c’était vrai, que m’importeraient alors Linton, et Hindley, et tous les rêves que j’ai pu faire ? Deux mots résumeraient mon avenir : mort et enfer. L’existence, après que j’aurai perdu Catherine, serait pour moi l’enfer. Que j’ai été stupide de m’imaginer un moment qu’elle tenait à l’affection d’Edgar Linton plus qu’à la mienne ! Quand il l’aimerait de toutes les forces de son être chétif, il n’arriverait pas à l’aimer en quatre-vingts ans autant que moi en un jour. Et le cœur de Catherine est aussi profond que le mien : l’auge que voilà aurait autant de peine à contenir la mer que Linton à accaparer toute l’affection de sa femme. Bah ! il lui est à peine un peu plus cher que son chien ou son cheval. Il n’est pas au pouvoir de Linton d’être aimé comme moi : comment pourrait-elle aimer en lui ce qu’il n’a pas ? »    (page 187)

 

Ce passage, je l’ai lu un nombre incalculable de fois. Vous l’aurez donc compris, cette lecture fut pour moi un plaisir.  J’ai hâte maintenant d’aller lire les billets des autres participants à la lecture commune !

 

Les participants à la lecture commune : Avalon ,Bulle , Amandine, Cacahuète , Cerisia , Love-of-Book  , Gerry29 , Karline05 , Heclea .

 

Je remarque que peu d'entre eux ont aimé Heathcliff ! Suis-je la seule à être attirée par ce personnage ? (J'avoue que je commence à m'inquiéter !)

 

Et cette lecture s'inscrit dans le English Classics de Karine ! EnglishClassicsMaxi-copie-1

 

 

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