Délicieuses pourritures de Joyce Carol Oates

Publié le par paradoxale

delicieuses-pourritures.jpgEntendant beaucoup parler de cet auteur sur la blogosphère, et avec le challenge organisé par George, je me suis dit qu’il fallait que je lise au moins un livre d’elle. C’est avec surprise que j’ai vu que la bibliothèque de ma ville possédait plusieurs titres de Oates, et j’ai ainsi pu faire mon choix, qui s’est porté sur  Délicieuses pourritures.  Je l’avais choisi pour sa quatrième de couverture, mais aussi parce que je n’avais lu aucun billet dessus, et ainsi je n’avais aucun a priori. L’histoire, c’est celle d’une étudiante dans l’Amérique des années 75.  Mais dans l’université féminine où elle étudie, d’étranges événements troublent le calme apparent. La quatrième de couverture en dit beaucoup plus, mais je préfère vous laisser découvrir l’histoire par vous-même. 

 

Au début, c’était un peu dur de suivre les retours dans le passé puis de revenir au présent. Mais une fois habituée, on comprend tout. Le récit s’ouvre dans les années 2000, Gillian est à Paris, et nous intrigue rapidement en disant que rien n’est de sa faute. Puis Joyce Carol Oates nous emmène dans la Nouvelle-Angleterre, dans la prestigieuse université féminine où étudie Gillian. Dès le début, j’ai ressentie l’atmosphère pesante. J’ai rarement ressenti cela lors de mes lectures. Je me sentais moi-même oppressée. Pourtant, je ne pense pas que cela soit négatif, puisque c’était l’atmosphère du récit. On sent tout de suite que quelque chose d’étrange se passe. C’est assez difficile d’expliquer pourquoi sans trop en dire, mais en tout cas, les étudiantes semblent changer lorsqu’elles côtoient un certain professeur de littérature. L’héroïne va apprendre pourquoi. Et le lecteur aussi, par la même occasion. Je me doutais un peu de ce qui se passait, mais la révélation dépassait l’entendement. Avec Gillian, je me rendais compte de ce qui arrivait, et c’était véritablement choquant. J’étais terrifiée par ce que disait l’héroïne.

 

Il y a des livres comme ça, on ne sait pas dire si on a aimé ou pas. Ils nous laissent une impression étrange, on y repense souvent après l’avoir fini. On se pose des questions, on ne sait pas. Je me suis demandé si j’avais aimé. Je n’ai pas trouvé de réponses. Pourtant à aucun moment je n’ai souhaité en finir. Je pense que le bilan est plutôt positif. Quoi qu’il en soit, j’ai très envie de lire un autre livre de Joyce Carol Oates, envie d’en découvrir plus.

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Emily 12/05/2010 22:04


J'ai dû traduire un passage issu de ce livre en version ! Peut-être le lirais-je un jour !


les lectures d'anne-lise 12/05/2010 15:38


cela me donne envie de découvrir cet auteur


paradoxale 12/05/2010 20:38



Oh et bien je t'invite à la découvrir ;)



Liyah 10/05/2010 12:20


Je l'ai lu egalement il y a peu (d'ailleurs je dois poster mon billet) et c'est vrai qu'il donne une sensation etrange ! On ne sait dire si on aime ou pas, mais il nous a marque ! Moi en tout cas
c;est egalement un bilan positif et je souhaites poursuivre avec cette auteure !


paradoxale 11/05/2010 20:43



Oui, c'est rare que je ressente ça en lisant. Même quelques jours après l'avoir fini, j'y pensais. C'était assez étrange.  Mais ca me donne moi aussi envie de poursuivre avec cet auteur.



Fleur 09/05/2010 11:08


Je comprends tout à fait ce que tu veux dire dans le dernier paragraphe. C'est exactement ce que j'ai ressenti en lisant "Mrs Dalloway" de Virginia Woolf.