Le collier de paille de Khadi Hane

Publié le par paradoxale

Présentation de l’éditeur : Dakar. Dans une cour baignée de soleil, une jeune femme laisse errer son regard, ailleurs. Depuis quelques jours, elle ne dort plus, ne s’alimente plus. Depuis son retour de Niakhane, en fait. Depuis cette rencontre qui a tout balayé. Cadre dans une ONG, citadine refusant la polygamie, elle a su lutter avec tact contre les carcans, nationaux et familiaux. S’imposer dans un monde d’hommes et nouer un mariage d’amour. Pourtant, là-bas, dans ce village de brousse où elle devait superviser la construction d’un dispensaire, elle a goûté au plaisir animal. Amours interdites, histoire impossible : entre tradition et modernité, l’abîme est trop grand. L’Afrique écartelée crie son tourment dans sa chair de femme…

 

Une histoire d’amour passionnelle, il n’en fallait pas plus pour me décider à me proposer pour ce livre. Amour interdit, histoire impossible, d’après la 4e de couverture, ce livre réunissait tous les ingrédients pour en faire un récit à mon goût. D’autant plus que ce roman a reçu le prix spécial du jury du Noma Award Publishing. Bon, je ne connais pas vraiment ce prix, mais quoi qu’il en soit, je pensais que si ce livre avait reçu un prix, il devait être pas mal. Et pourtant…Tout au long de ma lecture, j’ai attendu Le passage qui me donnerait la chair de poule, qui représenterait bien cette 4e de couverture. J’ai eu l’impression que la narratrice me racontait des choses sans importance, des détails inutiles, comme par exemple ce qu’elle mangeait ou des choses du genre. Je n’ai pas été sensible au style, à la plume de Khadi Hane. La narratrice m’a paru antipathique, pourtant j’essayais de comprendre ce qu’elle vivait, le refus de la polygamie, la condition des femmes…Mais justement, elle n’arrêtait pas de critiquer les hommes, de refuser avec force la polygamie (ce qui est normal pour les femmes de l’Occident, d’autant plus que la polygamie est interdite dans notre pays, mais là n’est pas la question), et elle-même tombe amoureuse d’un homme polygame. Alors oui, on ne choisit pas toujours qui on aime, oui l’amour nous frappe sans nous prévenir, mais pourquoi alors faire des pages et des pages pour critiquer les hommes qui trompent leur femme ? La narratrice raconte qu’elle s’était énervée sur son mari parce qu’elle pensait que les hommes étaient tous les mêmes. Ironie du sort, c’est elle qui trompe son mari. Alors, en réfléchissant bien, on peut se dire que la narratrice raconte tout ça pour montrer qu’elle n’acceptait pas les adultères, qu’elle n’avait pas prévu de tromper son mari, que l’amour lui est tombé dessus sans qu’elle ne l’ai voulu…Oui, mais personnellement, la narratrice m’a énervée d’un bout à l’autre du récit, sauf pendant quelques pages, où elle parlait de son mariage. Ce passage m’a montré comment se passaient les mariages musulmans, et comment la jeune femme l’avait vécu. Ce passage m’a plu, le reste beaucoup moins. Je suis déçue, peut-être avais-je trop attendu de ce roman.

Je remercie néanmoins chaleureusement BOB et les éditions Pocket pour l’envoie de ce livre, qui m’a montré la condition des femmes en Afrique

Publié dans Littérature africaine

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vanillabricot@yahoo.fr 25/10/2009 15:31


Déçue aussi. COntente de voir que je ne suis pas la seule. Les premieres critiques que j'ai lu étaient toutes bonnes!


paradoxale 26/10/2009 09:28


Egalement contente que quelqu'un partage mon opinion ! J'ai lu les autres critiques après aovoir publié la mienne, et je croyais être la seule a être déçue =)


Herisson08 18/10/2009 16:25


Il y a des rencontres plus heureuses que d'autre... :)


paradoxale 18/10/2009 16:37


Exactement ! Néanmoins, je ne regrette pas cette lecture, car j'ai pu apprendre des choses sur la condition des femmes.