Psychanalyse
des contes de fées est un ouvrage où Bruno Bettelheim explique comment les contes de fées « agissent » sur les enfants, et en quoi ces contes aident les enfants à grandir et à
dépasser leurs peurs. Adorant les contes de fées, je l’ai trouvé très intéressant, d’autant plus que je me disais « Peut-être que cela m’a aidé également », même si je ne m’en souviens
plus. Bruno Bettelheim ne parle pas que des contes, mais il parle aussi de l’enfance, de la période œdipienne, et parfois nous relate certains « cas » qu’il a dû traiter durant sa
carrière de psychiatre. J’ai trouvé cela très intéressant, car il ne fait pas une liste de contes à proprement parler, mais explique également comment certains enfants comprenaient ces contes.
Les principaux contes dont il parle sont de Perrault et des frères Grimm, et Bruno Bettelheim nous explique en quoi il préfère la version des frères Grimm par exemple, et compare les deux
versions. Il parle aussi des contes des Mille et une nuits, et nous raconte comment ils sont nés, ce que j’ai beaucoup aimé puisque je ne
connaissais pas vraiment l’histoire de ces contes.
J’ai
été étonnée par la signification de certains des contes, d’autant plus que le psychiatre nous dit que les enfants les comprennent, inconsciemment ou non. Je crois que celui qui m’a le plus
étonnée est Le petit chaperon rouge. En effet, Bruno Bettelheim nous explique que dans ce conte, le loup représente le père dans la période
œdipienne de la petite fille, et que l’enfant aime à les imaginer à deux dans le lit. Bien sûr, le conte signifie plein d’autres choses. Dans l’ouvrage, il parle aussi de contes que je ne
connaissais pas, c’est pourquoi j’ai très envie de les découvrir, et de redécouvrir les contes que je connaissais déjà.
Bruno Bettelheim explique également au début de l’ouvrage que les contes sont très importants pour le développement de l’enfant. Il nous dit que, d’après des études faites en Angleterre si je me souviens bien, les enfants ayant développé une grande imagination, serait moins violents et utiliseraient plus les mots que les coups dans certaines situations.
Les contes finissent toujours bien, et montrent aux enfants que, malgré les situations difficiles, ils pourront être heureux, eux aussi.
Je ne peux que conseiller cet ouvrage, d’autant plus intéressant que maintenant, je me dis que plus tard je ne négligerai pour rien au monde les contes de fées. J’y ai également beaucoup appris sur les enfants, qui sont beaucoup plus complexes qu’on ne veut le croire !

4e de couverture :


Derniers Commentaires