Le père Goriot de Balzac

Publié le par paradoxale

Dans la présentation du livre, ils disent, Le père Goriot est le meilleur moyen de rentrer dans la Comédie Humaine. Je veux bien le croire. J’ai trouvé l’histoire passionnante dès le début. J’avais l’impression de me trouver dans la pension de Mme Vauquer, rue Neuve-Sainte-Geneviève. Les pensionnaires qui y vivent sont Mademoiselle Michonneau et Monsieur Poiret, Vautrin, Mme Couture et sa nièce Victorine, Eugène Rastignac et Monsieur Goriot, surnommé le Père Goriot. Il y aussi ceux qui viennent à la pension pour manger le midi ou le soir, on y croise donc le peintre, Bianchon qui est un ami d’Eugène et élève à l’hôpital, et un homme qui travaille au musée. N’oublions pas Sylvie et Christophe, les employés de Mme Vauquer. Bref, toute cette bande évolue dans le Paris du XIXe, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils sont loin d’être ennuyeux. Tous ces personnages ont un rôle plus ou moins importants, mais Balzac s’intéresse un peu plus au Père Goriot et à Eugène Rastignac. Avant, le père Goriot habitait au premier étage, il était riche, et il s’attirait les faveurs de la veuve Vauquer. Mais, étrangement, il a monté d’un étage plusieurs fois, descendant, par la même occasion, dans l’estime de Mme Vauquer. Au début, on ne sait pas grand-chose de lui, et c’est avec Eugène qu’on va apprendre ce qui fait la perte du vieil homme. Eugène est un jeune étudiant en droit, il vient de la province, et il ne connaît pas Paris. Ce jeune homme ambitieux veut réussir dans la vie, en bref, il veut que Paris soit à ses pieds. Sa cousine, Mme de Bauséant, femme influente dans la capitale, le fait connaître du beau monde. Il rencontre alors Mme de Restaud et Mme de Nucingen, les filles…du père Goriot. Il va d’abord vers Mme de Restaud, mais après qu’il ai prononcé le nom de son père, elle ne veut plus le voir. Il se dirige alors vers Mme de Nucingen, par intérêt. Mais il va s’attacher à elle, et il deviendra proche du père Goriot. Mais la faiblesse du père Goriot, c’est ses filles. Elles lui prennent tout son argent, et n’ont aucune considération. Ainsi, après maintes péripéties, le père Goriot mourra, dans une petite chambre de la pension de Mme Vauquer. Il aura un enterrement «  minable », seul Rastignac, Bianchon et Christophe (parce que grâce au Père Goriot il avait eu des pourboires) y seront. Voici comment meurt un père qui aimait passionnément ses filles, qui avait tout fait pour elles. Voici comme les remercient ses filles.

Je me suis attachée à Eugène, jeune homme au cœur encore pur, lâché dans la jungle de Paris. Je l’ai suivi avec plaisir dans ses aventures, dans sa recherche de la reconnaissance. J’ai aimé les derniers mots de ce jeune homme ambitieux «  Paris, à nous deux » (ou quelque chose comme ça).

J’ai découvert avec horreur comment deux filles pouvaient tuer leur père. Indignes de son amour, elles ne méritaient pas tant de considération. Mais pour elles, la réputation est plus importante.

Lilly l'a lu, et en a fait un billet

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Caroline 09/07/2009 16:05

Le Père Goriot ! Un de mes livres préférés ! Décidément, nous avons plusieurs points communs livresques, avec La Reine Margot, Pauline et maintenant celui-ci.. Et je suis sûre que ce ne sont pas les seules :)
Pour répondre à ta question, oui en effet j'étais en hypokhâgne ! Et toi que fais-tu ?

paradoxale 09/07/2009 17:37


Moi je passe en Terminale Littéraire, et j'espère pouvoir faire hypokhâgne l'année prochaine ^^


Lilly 09/07/2009 12:52

Je l'ai découvert cette année moi aussi, et c'est peut-être le livre de Balzac que j'ai préféré. J'espère lire "Illusions perdues" assez prochainement, pour retrouver les personnages.

paradoxale 09/07/2009 13:27


Je viens de lire ton billet sur le Père Goriot. Je me permets de mettre un lien vers ce billet qui est très bien je trouve =)


keisha 28/06/2009 07:53

Ses personnages reviennent, oui (quel génie ce Balzac..). Bonne lecture du Colonel Chabert, d'où a été tiré un bon film d'ailleurs, avec Fanny Ardant je crois, tourné au château de Valençay...

keisha 27/06/2009 05:40

Et voilà, tu as fait connaissance de Rastignac, et d'autres personnages de la Comédie humaine. N'hésite pas à continuer avec Balzac! Je suis "tombée dans la marmite" balzacienne en classe de troisième, il est de pires lectures...^_^

paradoxale 27/06/2009 11:38



Oui il est de bien pires lectures ! Je ne regrette pas d'avoir fait mon entrée dans la Comédie Humaine! J'ai lu que Balzac faisait revenir ses personnages dans les livres, j'espère avoir la
chance de revoir Rastignac, sinon il va me manquer ^^ Sinon il y a Le colonel Chabert qui m'attend.