Mardi 25 mai 2010 2 25 /05 /Mai /2010 21:06

Vous ne verrez pas de nouveaux billets pendant un petit moment. Mes lectures se réduisent à mes fiches d'Histoire-Géo, à mes cours de philosophie et de littérature, à mes commentaires d'allemand...Bac oblige ! Vous pourrez quand même lire mon billet sur Les Hauts de Hurle-Vent d'Emily Brontë, programmé pour  le 31 mai pour la Lecture Commune.

 

Bref, je vous dis à bientôt ! =)

Par paradoxale - Publié dans : Autre
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Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /Mai /2010 20:11

delicieuses-pourritures.jpgEntendant beaucoup parler de cet auteur sur la blogosphère, et avec le challenge organisé par George, je me suis dit qu’il fallait que je lise au moins un livre d’elle. C’est avec surprise que j’ai vu que la bibliothèque de ma ville possédait plusieurs titres de Oates, et j’ai ainsi pu faire mon choix, qui s’est porté sur  Délicieuses pourritures.  Je l’avais choisi pour sa quatrième de couverture, mais aussi parce que je n’avais lu aucun billet dessus, et ainsi je n’avais aucun a priori. L’histoire, c’est celle d’une étudiante dans l’Amérique des années 75.  Mais dans l’université féminine où elle étudie, d’étranges événements troublent le calme apparent. La quatrième de couverture en dit beaucoup plus, mais je préfère vous laisser découvrir l’histoire par vous-même. 

 

Au début, c’était un peu dur de suivre les retours dans le passé puis de revenir au présent. Mais une fois habituée, on comprend tout. Le récit s’ouvre dans les années 2000, Gillian est à Paris, et nous intrigue rapidement en disant que rien n’est de sa faute. Puis Joyce Carol Oates nous emmène dans la Nouvelle-Angleterre, dans la prestigieuse université féminine où étudie Gillian. Dès le début, j’ai ressentie l’atmosphère pesante. J’ai rarement ressenti cela lors de mes lectures. Je me sentais moi-même oppressée. Pourtant, je ne pense pas que cela soit négatif, puisque c’était l’atmosphère du récit. On sent tout de suite que quelque chose d’étrange se passe. C’est assez difficile d’expliquer pourquoi sans trop en dire, mais en tout cas, les étudiantes semblent changer lorsqu’elles côtoient un certain professeur de littérature. L’héroïne va apprendre pourquoi. Et le lecteur aussi, par la même occasion. Je me doutais un peu de ce qui se passait, mais la révélation dépassait l’entendement. Avec Gillian, je me rendais compte de ce qui arrivait, et c’était véritablement choquant. J’étais terrifiée par ce que disait l’héroïne.

 

Il y a des livres comme ça, on ne sait pas dire si on a aimé ou pas. Ils nous laissent une impression étrange, on y repense souvent après l’avoir fini. On se pose des questions, on ne sait pas. Je me suis demandé si j’avais aimé. Je n’ai pas trouvé de réponses. Pourtant à aucun moment je n’ai souhaité en finir. Je pense que le bilan est plutôt positif. Quoi qu’il en soit, j’ai très envie de lire un autre livre de Joyce Carol Oates, envie d’en découvrir plus.

Par paradoxale - Publié dans : Littérature américaine - Communauté : Chronique de nos lectures
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Samedi 10 avril 2010 6 10 /04 /Avr /2010 18:29

le-vagabond-qui-passe-sous-une-ombrelle-trouee.jpg

Ces derniers temps, j’avais très envie de découvrir Jean d’Ormesson. Le Salon du Livre à Paris était pour moi l’occasion de choisir un de ses nombreux livres proposés, notamment au Pavillon des 30 ans. J’ai choisi ce livre pour son titre. J’étais assez curieuse de découvrir ce que racontait ce livre, à cause de ce titre plutôt énigmatique.  Et je l’ai commencé le lendemain. Je vous  le dis tout de suite, j’ai adoré. J’ai plongé très rapidement dans le récit. J’ai beaucoup apprécié la plume de Jean d’Ormesson, à laquelle j’ai été très sensible. Ce n’est pas un roman, et pourtant l’auteur nous raconte l’histoire de ses ancêtres. Ce n’est pas une autobiographie, cependant, il nous parle de lui. Alors, c’est quoi, concrètement ? Difficile de définir le genre. A un certain moment, le récit me faisait penser à Souvenirs Pieux de Marguerite Yourcenar, où l’académicienne qui avait entrepris une autobiographie, parlait de toute sa famille, et très peu, voire pas du tout, d’elle. Ainsi, dans Le vagabond qui passe sous une ombrelle trouée, Jean d’Ormesson nous parle de son père, de sa mère, d’ancêtres…Il nous offre un bel aperçu de la société du XXe siècle, ce qui m’a parut très intéressant. Mais l’écrivain se raconte aussi, et j’ai découvert une personne que j’aimerai beaucoup rencontrer. Il dit des choses qui fâchent, et s’en moque. Il joue d’une fausse modestie avec malice et humour. Il dit tout simplement ce qu’il pense. Il évoque ses années passées à la direction du Figaro. Lui qui ne savait pas quoi faire, enfant, lui, dont le père s’inquiétait pour son avenir, le voilà élu au poste de directeur du Figaro. C’est ainsi qu’il évoque la difficulté d’être journaliste et écrivain. Mais il soulève également des questions intéressantes, et même s’il avoue ne pas en avoir les réponses, il nous ouvre des portes pour les trouver. C’est ainsi que se pose la question du juste milieu, entre conservatisme et modernisme, traditions et modernités, souvenirs et espoirs, passé et futur. Jean d’Ormesson ne parle donc pas que de lui, il parle de notre société, du passé et du présent. J’ai apprécié ces interrogations. C’était très profond, sans être ennuyeux un seul instant, et avec une écriture très agréable à lire.

 

Lors de la lecture, on a l’impression de presque tout savoir de Jean d’Ormesson. On lit les aventures de ses ancêtres, on en est touché. Il construit son existence sous nos yeux, et pourtant, quelques pages avant la fin, il détruit tout. Il le dit lui-même, n’aurait-il pas tout inventé ? Il écrit des histoires, pourquoi, ce qu’il vient de dire, ne serait-il pas pure création ? Alors on remet tout en doute. Fallait-il le croire, ou non ? J’ai adoré cet aspect. C’était comme si l’auteur nous filait entre les doigts. Je croyais le détenir, et il s’échappe. N’est-ce pas ça, après tout, un écrivain ? Où est la limite entre fiction et réalité ? Seul lui le sait.

 

Ce premier livre de Jean d’Ormesson que je lis ne sera donc pas le dernier. Me plonger dans ce bouquin m’a énormément plu, et j’en ai savouré chaque phrase, chaque mot. Un coup de cœur ? Oui, sûrement. Une très belle découverte. Histoire à poursuivre…

 

Seul petit regret : le monsieur ne venait pas le samedi du Salon du Livre.  J’aurai aimé le rencontrer. Un jour, peut-être…

 

Au fait, pour revenir au titre, il vient en fait d’une citation de Mao Zedong. D’ailleurs, les dernières pages sont consacrées à ce titre, et Jean d’Ormesson nous en offre une très belle explication joliment imagée.

Par paradoxale - Publié dans : Littérature française - Communauté : Chronique de nos lectures
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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 17:16



Le Dr Peter Brown est interne dans le pire hôpital de Manhattan. Il a du

talent pour la médecine, des horaires infernaux et un passé qu’il

préférerait passer sous silence. Qu’il s’agisse d’une artère circonflexe

bouchée ou d’un projet machiavélique de procès pour erreur médicale,

il connaît le mal qui se tapit dans le coeur des hommes.

Il faut dire que dans une autre vie, il a été Griffe d’ours, tueur à gages

pour la mafia. Ce génie du combat rapproché a une relation un peu trop

intime avec le programme fédéral de protection des témoins et est plus

susceptible de laisser traîner une dizaine de cadavres qu’une molécule

de preuve à charge.

Eddy Squillante, son nouveau patient, n’a plus que trois mois à vivre, et

peut-être moins, lorsqu’il découvre que sous les traits de son nouveau

médecin se cache Griffe d’ours. Avec la mafia, le gouvernement et la

mort en personne qui s’abattent sur l’hôpital, Dr Brown survivra-t-il

aux huit heures qui suivent et saisira-t-il sa dernière chance de

rédemption ?

Truffé d’action, boosté à l’adrénaline et à l’humour,

 

Docteur à tuer est

un premier thriller tellement original que

 

Time Magazine l’a

sélectionné parmi les meilleurs romans de l’année 2009.

Docteur à tuer ne fait pas vraiment partie du genre de livres que je lis. Mais lorsqu’on me proposa de le lire, je n’hésitai pas, c’était l’occasion pour moi de lire quelque chose de différent. Aimant Docteur House, le résumé ne pouvait que m’interpeller. Un médecin peu ordinaire, avec des histoires de mafia…bref, il fallait que je le lise ! La couverture donne bien le ton du roman : rouge sang, avec un cadran où une faucheuse « court » à la suite d’un médecin…

 

Dès la première ligne, on plonge dans le récit. Il n’est donc pas du tout long à se mettre en place, on est tout de suite dans l’action. Le docteur Brown est bourré d’humour, même lors des moments les plus critiques. Le langage est simple à lire, quelque peu cru, mais c’est ce qui rend ce roman si plein d’humour.

 

Tout le roman ne se concentre pas dans un hôpital. De nombreux retours en arrière rythment le récit. On y découvre donc le passé de notre cher Brown, anciennement appelé Griffe d’Ours. Des sujets aussi diverses que la médecine, la mafia, la Shoah, l’amour, l’amitié y sont traités, ce qui est vraiment intéressant. Derrière le côté « colosse » du narrateur, on découvre un personnage sensible et touchant. Par ce côté-là, il est vraiment attachant. Quant à l’action, elle ne s’essouffle jamais, notre personnage devant régulièrement se confronter à des tueurs.

 

Ce qui m’a, par ailleurs, vraiment plu, ce sont les petits mots que glisse l’auteur parfois en fin de page. On ressent un rapprochement entre le lecteur et l’auteur, un lien, et ces petits clins d’œil sont très agréables.

 

En bref, un récit haletant, plein de suspens et d’action qui m’a bien trop empêchée de dormir pour continuer docteur-a-tuer.jpgà lire. Une lecture plus qu’agréable entre mes révisions, autant vous dire que j’en avais besoin ! Evidemment, je ne peux trop en dire, sinon je risquerai de vous en dire trop. Je ne peux que vous conseiller de le lire. D’ailleurs, Harlan Coben l’a très bien dit : «  Rapide, drôle, effréné…mieux encore : arrêtez de lire les éloges de Docteur à tuer, ouvre-le à la première page, commencer à le lire, et on se retrouve à la caisse. »


Je remercie chaleureusement Aurélia Mignot, de Tribeca, pour l'envoie de ce roman, qui fut une très belle découverte!

Par paradoxale - Publié dans : Littérature américaine
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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 16:26

C’est la blogosphère qui m’a donné envie de lire ce livre. Je ne le connaissais pas du tout, mais à voir les nombreux billets, ma curiosité était piquée. L’avis était plutôt mitigé en général, de quoi me donner envie de me faire mon propre avis. Le titre déjà m’attirait, j’ai adoré Jane Eyre ! Mais j’étais prévenue : au début, il n’était pas question d’une quelconque affaire concernant le roman de Charlotte Brontë. Donc je n’ai pas été désarçonnée en commençant. Je lis rarement (ou pas du tout) de roman de ce genre, l’univers m’est familier, à certain moment on pourrait croire que le contexte est « normal », mais il n’en est rien ! Je vous le dis tout de suite, j’ai adoré l’univers loufoque de Fforde. Nombre de choses prêtent à sourire dans les aventures de Thursday Next. J’ai passé de très bons moments, à la suivre dans ses aventures de Littératec.  Et il faut dire que, des aventures, elle en vit ! fforde l-affaire-jane-eyre

 

Il est difficile de décrire ce roman sans en dire trop, car les aventures s’enchainent à toute vitesse, pour mon plus grand bonheur. Je ne me suis pas ennuyée une seconde, et j’avais du mal à refermer le livre, même si mes yeux se fermaient tout seuls.

J’ai, par ailleurs, adoré l’immersion dans la littérature anglaise. Les anglais, dans le roman, tiennent à leur patrimoine littéraire, et je me demande si un peuple serait vraiment capable de se soulever pour un roman…j’aimerai bien ! Et j’ose espérer que, si l’on touchait à un géant de la littérature, on serait prêt à se révolter !

 

Et j’aimerai tant pouvoir, moi aussi, plonger, au sens propre, dans un livre ! Je n’ai pu m’empêcher, d’ailleurs, d’y voir la métaphore du lecteur, qui entre dans une histoire et qui a l’impression d’être aux côtés des personnages. Et Jasper Fforde a presque réussi à m’avoir ! Lorsque les personnages parlaient de la fin de Jane Eyre, je doutais de moi-même : « Quoi ? Ai-je mal lu ? C’est vraiment ça, la fin ? », ou comment mettre le doute dans la tête du lecteur ! Et toute cette histoire autour  de la fin du roman est savoureuse !

 

J’ai adoré la fin ! Bien sûr je ne la révélerai pas, au cas où quelqu’un ne l’aurai pas lu, mais elle est géniale ! Oui, je sais, je ne taris pas d’éloges sur ce livre. Mais il est une bouffée d’air frais, une bouffée d’oxygène qui fait énormément de bien, surtout le soir, après une longue journée. Je pense donc que je lirai, plus tard, la suite des aventures de l’agent Thursday Next, pour retrouver cet univers qui m’a bien plu !

 

Et vous pensiez que j’avais oublié, avouez ! eh bien non…J’aimerai moi aussi avoir un dodo !

Par paradoxale - Publié dans : Littérature anglaise - Communauté : Chronique de nos lectures
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